mardi 4 octobre 2011

Apple Pie

Et elle voudra combien de kilos de pommes, la demoiselle ? Y'a plus d'saison, ma bonne dame ! Au menu de ce doux mois d'octobre, ce sera de la compote de pommes, ou rien du tout.

Un fruit féminin, doux, rond et fruité. Une reinette, presque. Et deux douceurs culturelles à l'image de cette saine gourmandise. Allez savoir pourquoi, le hasard fait que mon fruit de ma saison sera la pomme, et rien d'autre.
J'ai commencé il y a peu un livre que j'avais pu apercevoir sur le blog de Douce-Amer il y a un petit moment et dont la couverture et le titre m'avaient interpelée. Et ce roman possède définitivement une couverture aussi jolie que ne l'est le creux de ses pages. 

Une histoire de souvenirs qui s'effacent, d'histoires de famille que l'on dépoussière comme un vieux trésor que personne n'a jamais voulu découvrir, et une histoire somme toute très féminine. Une histoire de sens, et d'odeurs, dont celle de la pomme, entre autres. Des vieilleries qu'on cache dans les derniers tiroirs poussiéreux de sa mémoire.

Une histoire dans laquelle la fille que je suis se projette sans efforts, peut-être parce que certaines situations me rappellent clairement des fragments de ma propre histoire. Une histoire que je lis doucement page à page, de peur de devoir boucler définitivement ma lecture, et l'oublier, petit à petit. Car comme le dit si bien l'héroïne dans un raisonnement presque enfantin, "lire signifie collectionner, et collectionner signifie conserver, et conserver signifie se souvenir, et se souvenir signifie ne pas savoir exactement [...]".

Une héroïne qui me fait m'approcher de cet idéal, cette fille à qui l'on ressemble ou à qui l'on voudrait ressembler. L'idée qu'on se fait de cette fille parfaite, que l'on cherche encore, encore et encore à travers un film, une lecture, un vêtement. Et je crois que je l'ai trouvée.


Dans un genre très différent, j'ai regardé sur les conseils de Steffi le joli film "La Reine des Pommes" (filmé en 5D s'il vous plait !), signé Valérie Donzelli (actuellement à l'affiche de "La Guerre est déclarée") qui serait en quelque sorte le chapitre I de toute l'histoire de ses deux longs métrages. Encore une histoire de fille, encore une histoire de souvenirs qui collent à la peau, mais une réalisation nettement plus amusante et joyeuse, bien que le sujet ne le soit pas vraiment - la rupture amoureuse. Un film qui montre bien à quel point certaines situations peuvent nous transformer en véritable légume - ou plutôt fruit, puisqu'on nous parle de pommes -, nous rendre tourtes pour finalement nous faire Reine.

La Reine des Pommes, Valérie Donzelli.
Le goût des pépins de pomme, Katharina Agena

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